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Trump promet de protéger Israël et ses alliés du Golfe

Le président américain Donald Trump a pris la parole lors d'une allocution solennelle à la Maison Blanche, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour faire le point sur la guerre au Moyen-Orient.

« La guerre était nécessaire, elle est quasiment gagnée, elle sera bientôt terminée », a-t-il déclaré, tentant de justifier l'opération militaire contre l'Iran auprès d’Américains de plus en plus mécontents après un mois de conflit et de communication désordonnée.
 

Donald Trump a promis mercredi qu'il n'abandonnerait pas les pays du Golfe, ciblés par l'Iran en représailles aux frappes israélo-américaines.
"Je tiens à remercier nos alliés au Moyen-Orient: Israël, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn. Ils ont été formidables, et nous ne les laisserons en aucun cas subir le moindre préjudice ou échec", a déclaré le président américain en s'adressant aux Américains depuis la Maison Blanche.

Retour sur le lancement de l'opération

Le 28 février, Donald Trump avait annoncé le début de l'offensive baptisée « Fureur épique » à travers une vidéo pré-enregistrée depuis sa résidence en Floride, casquette sur la tête et sans cravate.

Mercredi, le président a choisi de prononcer une allocution solennelle, en direct depuis la Maison Blanche, un discours qu’on aurait attendu plutôt au début du conflit et à une heure de grande écoute.

« Au cours de ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes - des victoires comme peu de gens en ont jamais vu auparavant », a-t-il affirmé.

Une allocution sobre mais teintée d’hyperboles

Le discours, d’une durée inférieure à vingt minutes, était globalement plus sobre que ses interventions habituelles sur le réseau Truth Social, mais ponctué d’hyperboles caractéristiques.

« Ce soir, je suis heureux de pouvoir dire que nos objectifs stratégiques fondamentaux sont proches d’être remplis », a répété Trump, précisant que l’opération militaire devrait se conclure d’ici deux à trois semaines. L’Iran sera frappé « extrêmement durement » si les discussions avec ses dirigeants échouent.

La polémique des prix de l’essence abordée rapidement

Le président a effleuré le sujet sensible du prix de l’essence, responsable d’un mécontentement croissant et d’une baisse de popularité. Il a qualifié cette flambée de phénomène « de court terme » et assuré que l’économie américaine n’avait « jamais été aussi forte », malgré des chiffres contredisant ses propos. Il a également insisté sur l’afflux d’investissements aux États-Unis.

L’opinion publique et le rôle des États-Unis

Trump a rappelé que les États-Unis, en tant qu’exportateurs de pétrole, ne dépendaient pas du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran. Les pays affectés par ce blocage doivent « s’en occuper », tout en promettant de ne pas « abandonner » ses alliés du Golfe.

Il n’a pas évoqué un éventuel déploiement de troupes au sol, ni renouvelé ses critiques contre l’OTAN. Concernant les réserves d’uranium enrichi iranien, surnommées par lui « la poussière nucléaire », il a assuré qu’elles étaient profondément enfouies depuis les bombardements de juin 2025 et qu’une surveillance par satellite suffirait pour l’instant.

Réactions et incertitudes

« Quiconque regarde ce discours ne sait pas si Trump est en train d’aggraver ou d’apaiser le conflit avec l’Iran. Mais à vrai dire, lui non plus », a réagi le sénateur démocrate Chris Murphy sur X.

Les Américains, qui voteront prochainement lors des élections législatives, restent majoritairement opposés à ce conflit.

 

Agences